• Qui n'a jamais vu sa carte passer à la mer avec une gentille rafale prédatrice ?

    Ayant déja été témoin de la scène ;-) et vu chez certains revendeurs des étuis à cartes marine vendus hors de prix pour ce que c'est, j'ai choisi de la réaliser moi-même, en privilégiant le prix et la facilité de fabrication.
    Matériaux; film épais pvc semi-rigide trouvé en papeterie, scotch toilé, élastique de couturière, un oeillet métallique, un petit bout, un mousqueton.

    Outils: cutter, règle, marteau pour fermer l'oeillet

    Sinon, à l'usage cette protection de carte a fait son office, que ce soit dans les embruns ou sous la pluie.
    On arrive toujours à accrocher le mousqueton quelque part pour assurer la protection de carte, et c'est bien pratique.
    Je note deux erreurs de conception de ma part; J'aurais du faire un rabat nettement plus grand et mettre au moins deux élastiques parallèles et bien séparés pour que le rabat soit mieux maintenu.

    Place aux images:
    (Vous observerez que ce test d'une semaine a été fait sur un autre voilier qu'un Figaro Herbulot, mais cela n'invalide pas le test de la protection de carte marine ;-)

    Une protection de carte économique

    Une protection de carte économique

    Une protection de carte économique

    Une protection de carte économique

    Une protection de carte économique

    Une protection de carte économique

    Une protection de carte économique


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  • L'énergie à bord de nos petits bateaux peut être un souci si nous choisissons de naviguer plusieurs jours, avec mouillages à la clef.

    Certains choisissent d'installer une batterie, tableau à fusibles etc, comme sur un plus grand croiseur.
    Cela implique de recharger à quai (transformateur indispensable) ou d'avoir un moteur avec sortie 12V, moteurs en général plus lourds.



    Pour notre part nous avons choisi de faire simple et léger, avec des appareils interchangeables en cas de panne. Pas de prise de tête pour le passage des différents cables, pas de lumbago pour sortir la batterie...

    Et nous pouvons sortir tout ce matériel électrique en quelques secondes pour les ranger à la maison, à l'abri de l'humidité.

    Je me suis donc basé sur trois standards; accus LR4 (AA) et LR3 (AAA), prises USB/Mini-USB

    Etant tout d'abord favorable à une radio de bonne qualité pour  écouter la météo, je me suis rendu compte que les bulletins météo marine deviennent de plus en plus rares. Nous avons donc préféré choisir de prendre les bulletins météo par VHF.

    J'ai opté pour une VHF portable HX300E STANDARD HORIZON, 140 euros chez SVB-marine.fr
    C'est une VHF étanche et flottante, mais je vais être honnête, je ne l'ai pas jetée à l'eau pour en essayer la véracité  :-) et qui se recharge par l'intermédiaire d'une prise USB. On peut obtenir en complément un "chassis" qui contiendra des piles en dépannage (option très onéreuse pour ce que c'est) à mettre à la place de l'accu d'origine.

    Parlons un peu d'énergie à bord



    Puisque nous sommes dans l'audio et que nous apprécions d'avoir de la musique, j'ai découvert un petit appareil complètement bluffant; le Vibe-Tribe Thor, voici une photo de notre modèle:

    Parlons un peu d'énergie à bord



    C'est un petit lecteur MP3 Bluetooth d'environ 7x12 cm, 5oo grammes, avec accu intégré, lecteur de carte micro-SD, qui fonctionne avec des vibrations qui entrent en résonance avec le support sur lequel il est posé. Dans l'idéal un beau caisson, mais cela fonctionne aussi très bien sur une table en verre, etc...

    Il y a différents endroits où le poser sur le Figaro 6 pour que cela fonctionne très bien.
    Se recharge par une prise mini-USB. Ce n'est bien sur pas une "chaine haute fidélité" mais le son est tout a fait correct pour un Figaro 6 et la puissance est largement suffisante.

    Il est donné pour 4 heures d'autonomie, nous l'avons fait fonctionner 7 heures sans trop nous poser de questions. Bémols, il faut lui faire un petit support car sinon il tombera vite, et posé à l'extérieur au soleil il risquera de trop chauffer.

    Cet appareil coute 139 euros sur Amazone, mais bien sur on peut le trouver ailleurs moins cher, quant à nous nous l'avons acheté d'occasion dans notre coin, sinon nous l'aurions pris dans une autre couleur ;-)

    Ce fabriquant à une gamme étoffée, avec à chaque fois des caractéristiques et désigns différents:
    http://www.vibe-tribe.it/fr



    Tablette pour la cartographie Lenovo 7" avec GPS intégré. C'est un petit écran mais se glisse dans une grande poche, et un petit écran est moins fragile qu'un grand. A placer dans une pochette étanche. Fonctionne sous le système d'exploitation Android, accepte donc Navionics par exemple. se charge avec une prise USB.
    On peut la trouver en promo entre 50 et 100 euros. Elle nous sert exclusivement à la cartographie.

    Parlons un peu d'énergie à bord





    Panneau solaire pliant 13W SilverCrest: une fois plié, il est réduit au format A4. Il y a deux prises USB en sortie, des anneaux pour l'arrimer. Attention, ce panneau solaire n'est pas étanche !
    Il était en promo à environ 30 euros chez Lidl. On le trouve ailleurs sous d'autres marques mais souvent bien plus cher.
    Je pense qu'il faut éviter l'exemple de la photo avec un téléphone dans cette poche noire, car au soleil sous ce noir mat ça doit bien chauffer, je ne suis pas certain qu'un téléphone portable y résiste bien longtemps !

    Parlons un peu d'énergie à bord





    Accus "power bank" Silvercrest SPB 5.2 A1, environ 7 x 5 x 2,5 cm, charge deux portables environ, sortie USB, fourni avec cable USB/mini-USB. Environ 12 euros chez Lidl.

    Parlons un peu d'énergie à bord



    Pour l'éclairage, nous avons différentes sources;

    -Lampes frontales Petzl, fiables et solides, accus LR3/AAA, entre 17 et 38 euros selon le modèle.
    Ils font aussi des modèles très "techniques" mais les prix flambent terriblement...

    Parlons un peu d'énergie à bord



    -Lampe Décathlon BL100 environ 10 euros, fonctionne sur piles ou accus LR6/AA. Elle se pose ou se suspend dans les deux sens, 10 euros.

    Parlons un peu d'énergie à bord



    -Lampe à leds Décathlon Quetschua BL40, à piles, peut être posée ou suspendue à l'envers, 6 euros.

    Parlons un peu d'énergie à bord




    -Lampe à leds Osram Do-It classic platinium, fonctionne avec 3 accus LR3/AAA, environ 8cm de diamètre.
    Elle est livrée avec des auto-collants (puissants) et un aimant pour une surface métallique, 8,50 euros.    

    Parlons un peu d'énergie à bord


    Nous chargeons un (gros) lot d'accus (batteries rechargeables) LR4/AA et LR3/AAA ainsi que les accus        Silvercrest et appareils avant de partir.                                                                                                                            Le panneau solaire permet de charger assez rapidement les petits accus Silvercrest ainsi que la tablette        et la VHF, cela nous laisse une autonomie électrique totale par beau temps, ou une autonomie de quelques  jours par temps pluvieux (le panneau solaire n'étant pas étanche, il ne peut être utilisé dans ce cas).


    -----------------------------------

     

    Un petit retour après une petite croisière en autonomie d'une semaine.
    La tablette pour la cartographie a été peu utilisée car elle a pris malencontreusement l'eau malgré les sacs de congélation qui la protégeaient. Elle a donc consommé peu d'énergie ;-O.                                                      

    Le reste du matériel a bien fonctionné, même si pendant 3 jours de crachin nous n'avons plus sorti le         panneau solaire.                                                                                                                                                                 

    Concernant l'éclairage leds, les petites lampes Décathlon Quetschua BL40 doivent plus être considérées      comme lampes d'ambiance, elle ne sont pas assez puissante pour la lecture, contrairement aux Lampes       Décathlon BL100   ou aux  Osram Do-It classic qui néanmoins ont un faisceau très étroit.                                 La consommation électrique de ces lampes est très réduite, nous n'avons pas eu à changer les accus, même en les utilisant    tous les soirs parfois très tard dans la nuit.                                                                                                                
    Il nous aurait été utile une fois ou deux d'avoir une lampe très puissante pour sonder les ténèbres afin de vérifier l'évitage lors de mouillages encombrés.                                                                                                       

    J'ai pu vérifier depuis l'étanchéité de la radio, portée à la ceinture elle ne tient pas très bien lors de la         montée sur le bateau. Elle flotte effectivement et une lumière rouge s'allume pour que l'on puisse plus       rapidement la trouver dans la nuit.  Je l'ai donc attachée à une sangle afin de mieux la sécuriser.               

     

                                                                                                       
                                                                                                    


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  • C'est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès de monsieur Jean-Marc BARAT qui fut le gérant du chantier BARAT à fontainebleau/avon jusqu'en 1988, et aussi ancien régatier équipier en 5o5 dans les années 1960/70

    En étroite collaboration avec Jean-Jacques Herbulot, il avait aussi lancé la construction de Figaro 6 avec coque en fibre de verre, livrés à la clientèle coque nue, pontée ou voiliers intégralement finis.

    L'enterrement aura lieu vendredi 25 mars à Agen

    Nous adressons à sa famille nos condoléances les plus sincères

     


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  • L'évènement de l'année 2016, une des plus grandes et belles fêtes maritimes en Europe, Brest 2016 est l'occasion exceptionnelle de voir et d'approcher parmi les plus beaux voiliers  existants...

    L'"Hermione" est pressentie pour ces festivités, mais non encore officiellement confirmée...

    De nombreuses animations et festivités sont proposées à quai et dans la ville, et bien sur la rade de Brest sera l'écrin ou s'égayeront de beaux voiliers pendant ces journées riches d'évènements.

    Brest 2016, du 13 au 19 juillet 2016 !

    Le site officiel:
    https://www.brest2016.fr/


    Quelques images de Brest 2012:

    BREST 2016

    BREST 2016

    BREST 2016

    BREST 2016


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    Comment mener votre Figaro par petit temps ...

     

    Article paru dans un bulletin ASCOFI début des années 1980, écrit par Jean-Jacques Herbulot.

     

     Comment mener votre Figaro par petit temps


    La préparation de la coque:

    La résistance due au frottement de la carène dans l'eau étant prépondérente aux faibles vitesses, il est de première importance par petit temps d'avoir une coque parfaitement propre ainsi qu'une peinture lisse et bien polie (papier abrasif n°400 et 600).

    Ces soins doivent être apportés aussi bien à toutes les parties de la carène qui seront immergées à un moment ou à un autre qu'a la dérive et au safran du gouvernail.

    La girouette ou les pennons qui vous indiquent la direction et la force du vent apparent doivent être d'un modèle très léger et très sensible, une plume de duvet suspendue au bout d'un fil fait un excellent pennon, mais la fumée d'une cigarette ou d'une mèche de tourbe est encore supérieure.

    Les voiles:

    Par petit temps, les voiles doivent être établies avec le maximum de creux et il faut également que ce creux ne soit pas placé trop en avant vers le guindant.
    D'excellents barreurs comme Ted Wells conseillent même de laisser le creux maximum s'établir au milieu de la voile, aussi bien pour la grande-voile que pour le foc.

    Pour obtenir ce creux maximum dans la grand-voile, le mat ne devra pas présenter la moindre courbure et la ralingue de guindant ne sera tendue que très modérément: en aucun cas il ne doit apparaître, lorsqu'il n'y a pas de vent dans la voile, le moindre pli d'étarquage le long du mat. Il est bon de se souvenir que l'étarquage de guindant d'une voile modifie la forme de la voile en tendant à ramener le creux vers l'avant.

    En ce qui concerne la ralingue de bordure qui règle la quantité de creux établi par le voilier le long de celle-ci, elle devra être également très peu étarquée de façon à permettre au creux de monter dans le corps de la voile.

    Il ne doit pas y avoir non plus de pli d'étarquage le long de la bôme.

    Pour le louvoyage, le curseur de la barre d'écoute de grand-voile doit être maintenu au milieu de celle-ci de façon que la voile puisse être correctement orientée sans que l'écoute ait une tension exagérée qui aurait tendance à aplatir la voile.

    En ce qui concerne le foc, le creux de celui-ci se règlera en tendant plus ou moins l'écoute.

    Pour que le foc soit correctement orienté tout en présentant le creux optimum suivant la force du vent, avec une écoute peu tendue, il faudra utiliser un conduit d'écoute placé assez à l'intérieur du bateau.

    Si le guindant du foc est réglable sur sa ralingue en acier, la position du creux maximum sera réglée en le détendant légèrement.
     

    Les écoutes:

    Des écoutes plus fines et plus légères que les écoutes normales peuvent être utilisées par petit temps.


    En ce qui concerne la grand-voile, l'utilisation d'une écoute légère ne sera conseillée que lorsqu'il sera possible de reposer très facilement l'écoute normale au cas ou la brise viendrait à fraîchir.
    La disposition de l'écoute du Figaro ne permettant pas ce changement de façon pratique, il est préférable de supprimer un ou deux des brins du palan.

    Les écoutes de foc peuvent être changées sans problème, des écoutes fines et légères pourront toujours être par petit temps.

    D'une façon générale, les écoutes devront être manoeuvrées progressivement et doucement; en particulier il ne faudra jamais les filer trop brusquement.

    Par contre, lors d'un empannage, la grand-voile devra être bordée avec énergie, ce qui aura pour effet de faire avancer le bateau. Mais la manoeuvre devra se terminer en poussant la bôme très lentement vers sa nouvelle position.

    S'il y a un peu de houle sur le plan d'eau, il pourra être utile de gréer un bras de retenue aux allures portantes. Il faudra dans ce cas faire attention à ce que ce bras tire bien horizontalement, et non verticalement, pour éviter d'aplatir la voile.


    L'équipage:

    Bien que le poids soit un ennemi par petit temps, il est quand même raisonnable de ne pas changer un équipier habituel contre un équipier plus léger, car le vent peut se lever en cours de régate et un équipier qui connait bien le bateau peut être une aide appréciable par petit temps, quel que soit son poids.

    Ce qu'il ne faut pas faire en tout cas, c'est de prendre ce jour là un invité supplémentaire.

    Par petit temps, il est très important pour l'équipage de bouger le moins possible. Tout mouvement, un tant soit peu brutal agite la voile qui ne peut plus recueillir le peu de puissance qu'elle tire  du vent. Il en est de même de la coque, cela perturbe l'écoulement des filets d'eau le long de la dérive et du safran.

    L'équipage devra, en restant sous le vent, s'efforcer de maintenir la gîte qui assure un bon équilibre de la carène, mais qui permet aussi à la voile d'établir un peu mieux.

    L'équilibre sous voile:

    Au plus près, le réglage du bateau doit être affiné en jouant avec la gîte.

    Les formes du bateau n'étant pas symétriques entre l'avant et l'arrière, en d'autres termes, les lignes d'eau étant pincées de l'avant et pleines de l'arrière, la gîte entraine une déformation de la carène immergée qui tend à rendre le bateau mou avec une gîte au vent et au contraire plus ou moins ardent avec une gîte sous le vent.

    Si votre Figaro est légèrement mou par petit temps, ce qui est normal, il faut l'équilibrer en le faisant naviguer avec un peu de gîte et en contrôlant son équilibre exact à la barre.

    Celle-ci ne doit pas être totalement neutre, mais lorsque le bateau est bien équilibré, c'est à dire lorsque l'action du gouvernail est nulle, on doit tout de même sentir à la barre une légère pression sous le vent et l'obligation, pour aller droit, de la maintenir dans l'axe du bateau.

    En effet, la surface du safran faisant partie avec la dérive de la surface dite de dérive, qui empêche le bateau de déraper et lui permet de bien marcher au plus près, il est nécéssaire de maintenir ce safran dans l'axe du bateau de façon à travailler à l'unisson avec la dérive.

    Si la barre est neutre, cela indique que le safran s'oriente suivant l'angle de dérive du bateau (environ 5 à 8° suivant la force de la brise) et seule la dérive travaille alors pour empêcher le bateau de déraper, ce qui dans la plupart des cas est insuffisant.

    Au vent arrière, en raison de la disposition dissymétrique de la grand-voile et du foc ou du spinnaker, il est nécéssaire de faire gîter le bateau au vent jusqu'a avoir une barre neutre car à cette allure, le bateau ne dérive pas. Cette manoeuvre reste payante, quelle que soit la force de la brise.

    La conduite du bateau:

    Au louvoyage par petit temps, on se trouve évidemment confronté avec l'éternel dilemme, pointer ou faire courir, mais dans ce cas la réponse est plus facile.

    En règle générale, il est préférable de faire courir par temps léger. En faisant cela, vous maintenez une certaine vitesse à votre bateau qui risque moins d'être complètement arrêté, soit par un refus de vent, soit par la houle d'un bateau à moteur ou tout autre incident, mais vous augmentez aussi la vitesse du vent apparent et même si cela est minime, c'est un avantage à ne pas dédaigner.
    Enfin, en allant plus vite, le bateau dérive moins, ce qui compense en partie les quelques 5 et même parfois 10° perdus au vent.


    Tactiques de course:

    En règle générale, il faut virer de bord le moins souvent possible car un virement de bord par temps faible ralentit le bateau de façon très nette: il perd en effet la force propulsive du vent pendant presque toute la manoeuvre avec en plus le coup de frein provoqué par l'action du gouvernail.

    En tout cas, évitez dans la mesure du possible des virements de bords répétés.

    Alors que la tactique qui consiste à virer de bord sur un refus de vent est bonne par tous les temps, par brise légère il faut faire attention de ne pas tomber sur un refus apparent. Si vous arrivez dans une zone de calme ou si la risée qui vous accompagne vient à cesser brusquement, tout semble indiquer un refus, les voiles se mettent à fasseyer légèrement et les pennons ou la girouette s'orientent dans l'axe du bateau.
    Si vous virez à cet instant, vous vous retrouverez sur l'autre bord sans le moindre vent et complêtement arrêté.

    En effet, en entrant dans la zone de calme où le vent réel a cessé, le vent apparent indiqué par les pennons a comme seule composante le vent créé par la vitesse de votre bateau et semble ainsi indiquer un refus absolu; ce qu'il faut faire dans ce cas, c'est ne se permettre aucun mouvement qui puisse freiner le bateau et lofer légèrement pour gagner au vent tant que la coque conserve de la vitesse.

    Si c'est un refus véritable, continuez un certain temps dans ce refus avant de virer de bord.

    Au plus près, si vous êtes en tête par un vent léger, souvent très instable en direction, la tactique qui consiste à virer de bord systématiquement au vent des concurrents dangereux n'est pas toujours très payante. Il apparaît plus judicieux de prendre le bord que vous estimez le plus avantageux pour la zone où vous naviguez et de virer de bord chaque fois que vous rencontrez un refus marqué. Si cette tactique est véritablement la meilleure, les bons barreurs, derrière vous, vous suivront et vous le marquerez de ce fait.

    En approchant d'une marque de parcours ou de l'arrivée, il est évidemment plus sur, pour conserver votre place, de marquer les concurrents les plus proches, quitte à perdre un peu de distance sur eux.

    Si vous n'êtes pas en tête, par brise légère et irrégulière, il sera possible de croiser les bords avec les bateaux de tête à moins qu'ils ne naviguent manifestement vers une risée qui refuse.

    Si les vents sont réguliers, cette tactique ne peut pas être payante car il ne peut y avoir de doute sur le choix des bords. Il vaut mieux alors s'attacher à passer les bateaux en les enlevant de vitesse, en attendant que certains d'entre eux virent dans l'espoir de trouver un meilleur bord.

    Aux allures portantes, il est plus nécéssaire que jamais de laisser porter dans les risées puis de lofer lorsque le vent commence à mollir.

    Par temps très léger, la vitesse du bateau est considérablement accrue si l'on prend une allure plus près du vent.

    Tirer des bords au plein vent arrière est également très payant lorsque la brise est faible. Il est possible de s'écarter de la route directe de 30° et quelquefois plus et d'obtenir ainsi un accroissement de vitesse qui compense largement l'augmentation de la distance parcourue. Si pendant ces manoeuvres, une saute de vent intervient qui vous permette sous l'autre amure de faire une route plus directe vers la prochaine marque, il ne faut pas hésiter à empanner.

    Il est certes difficile de gagner régulièrement des courses par temps léger et irrégulier, mais si votre Figaro et vos voiles sont bien réglés, si vous le menez correctement et si votre tactique est saine, vous franchirez peut être la ligne d'arrivée en tête plus souvent que vous ne le pensez.

     


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